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quelques mots à propos de moi

Diplômée de l'école des Beaux Arts de Bucarest, je suis née à Slatina en Roumanie

Mes débuts.
En 1999, je contribue à une exposition de groupe "Les jours Shakespeare" au Théatre National de Craiova en Roumanie. Puis en 2002, j'organise une exposition personnelle à Slatina. En 2003, je travaille sur les décors du film "Modigliani", une production anglaise puis sur une publicité réalisée pour Mitshubishi, une production française.
En 2004, je participe à la réalisation des décors de la saga française "Les Rois maudits", avec dans les rôles principaux Jeanne Moreau et Gérard Depardieu.
2005 :  je m'installe en France, pays que je porte dans mon coeur depuis l'enfance, pour peindre

Au fil du temps, des cours de dessin à partir de l'âge de 11 ans, en passant par le lycée des Beaux arts puis aux Beaux Arts à Bucarest, mes dessins se sont volontairement stylisés d'une façon naïve, ils sont le résultat et la réflexion de plus de vingt ans de travail, de brouillons, de croquis, d'études, de feuilles arrachées et de recommencements.

Interviews et articles

La Nouvelle république

Sébastien Acker /

" Je peindrai jusqu'à la dernière goutte de rouge ".
Madalina Dina, du rouge chevaleresque aux rêves empreints d'une féminité à fleur de peau.
Picasso disait « quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge ». Quand on lui pose la question de l'omniprésence de la couleur du cœur dans son œuvre, Madalina Dina balaye l'évidence d'un regard amusé. « Ce n'était pas quelque chose de conscient, de prévu. On me demande souvent pourquoi. C'est ma signature, cette couleur a tellement de ressources ! Au départ, je ne voyais pas forcément que j'utilisais autant le rouge, c'était instinctif. Quand j'ai enregistré les photos de mes toiles sur l'ordinateur, j'ai vu qu'en effet, cela forme une palette de plein de nuances de rouge »,confie l'artiste. De ces nuances, de la profondeur du pigment du feu, elle peut disserter pendant des heures. Façon Pastoureau, sur l'histoire du rouge, cardinal religieux, fruit défendu, feu interdit ou vibrant amour. " Un jour, ça peut être nous tous ces migrants " Parmi les 46 regards à découvrir ce week-end, lors des portes ouvertes des ateliers d'artistes à Niort, celui de Madalina Dina est mâtiné de ferveurs, de conviction, de caractère. De rêves aussi, comme ses toiles, oniriques, entre naïveté d'un visage féminin à l'œil unique et surréalisme servi avec des matériaux qui font d'une coiffure un univers à part entière ou d'une robe, tout un théâtre. « Je me sens épanouie, j'aime réaliser mes rêves. La plus belle récompense, c'est de partager tout cela avec un public qui aime »,confie-t-elle. Dans son monde peuplé d'imaginaire, quel serait le plus grand rêve de cette maman de Mario, 8 ans, et Matteo, 4 ans, qui mène tout ça de front ? Elle n'hésite pas une seconde. Il y a dans ses deux petites et sémillantes billes rondes d'ébène, un regard qui ne trompe pas. Viscéralement convaincu. « Je rêve en couleurs. Je suis obsédée par les traces. Alors oui, j'aimerais laisser mon empreinte dans l'art, avec mon travail. » Poivrée de rouge mais née sur la terre salée de Slatina, en Roumanie, arrivée en France pour l'amour du pays, elle est établie à La Rochelle. L'actualité des migrants raisonne d'une façon forcément particulière en elle. Cette fille unique, bercée par les textes du génie de sa ville, Eugène Ionesco, repérée à Niort dans une boutique d'encadrement puis au Salon des couleurs peu après son amarrage rochelais à l'été 2005, est passée par les Beaux-arts de Bucarest. « J'en discutais avec des amis, dernièrement, un jour, ça peut être nous tous, ces migrants »,glisse-t-elle, d'un sourire rouge à lèvres nuancé qui dit beaucoup. Ses migrations intérieures l'emmènent à explorer les insondables mystères féminins, l'animalité ou les légendes, comme « Le Petit Chaperon rouge » (forcément !) ou, histoire de réunir tout ce beau monde, « La Belle et la bête ». Il y a quelque chose de viscéral dans la façon de vivre son art. « Je peindrai jusqu'à la dernière goutte de rouge, jusqu'à la dernière possibilité de peindre »,martèle-t-elle, comme on le ferait d'une main de fer dans un gant de velours écarlate.

ouest france

Les toiles rouge velours de Madalina Dina / Mars 2015

Qui ne pourra être « hameçonné » par les tableaux d'un rouge vibrant exposés à l'Échiquier ? Ce sont les oeuvres de la jeune et pétillante Madalina Dina. « Beaucoup de rouge ? », s'interroge-t-elle, en roulant le R de sa Roumanie natale. « Cela reflète le dynamisme, la spontanéité. Peut-être un trait de ma personnalité », avoue-t-elle. Des idées, elle en foisonne : « J'en ai tellement dans la tête en même temps. » Si bien qu'elle les traduit dans les chevelures surdimensionnées de ses personnages. Pour elle, « la coiffure est un prétexte graphique ». Elle y incruste « des éléments d'histoire, des portions poétiques ou des métaphores ». Ses personnages interpellent en semi-profil et ne dévoilent qu'un seul oeil, « un regard méditatif tourné vers l'avenir ». Quant à leur index qui est plus long que le majeur, « c'est un geste de grâce, confie l'artiste, baignée de culture byzantine ». Inspirée aussi par les clairs-obscurs de Rembrandt pour le contraste des lumières, elle a creusé son sillon depuis les Beaux-Arts, en 2005. Elle voulait sortir de « l'univers bidimensionnel » et est parvenue à intégrer harmonieusement dans ses compositions, des pierres, des petits objets, du papier, du métal, des tissus, « un clin d'oeil à mon pays », remarque l'artiste-peintre, qui est venue planter son chevalet près de La Rochelle, voici dix ans. Ce mélange des matériaux et de textures ajoute de la profondeur à ses toiles, on approcherait plutôt la 3D. Après son idée de base, elle dessine au graphite ou à la plume, avant de passer l'acrylique au pinceau et travaille sur plusieurs toiles en simultané.

arttes.org

Adélaïde Palvadeau / Avril

Madalina Dina, un melting-pot artistique à découvrir à la Rochelle.
Pas de pseudonyme, le peintre signe ses toiles de son vrai nom qui trahit avec fierté ses origines roumaines. De son enfance à Slatina, ville au sud du pays, Madalina Dina garde de nombreux souvenirs qu’elle fait revivre à travers ses œuvres. La jeune et talentueuse plasticienne est tombée sous le charme des paysages rochelais après avoir visité la ville charentaise lors d’un court séjour alors qu’elle terminait ses études aux Beaux-arts de Bucarest. « J’ai eu le coup de foudre pour la Rochelle. J’étais émerveillée par la lumière sur le port » raconte l’artiste. Elle s’y installe en 2005 et se fait rapidement connaître dans les manifestations culturelles et artistiques de la région. « J’ai entre autres participé 2 ou 3 fois à la Biennale d’Art Contemporain de la Rochelle et j’ai exposé à la Galerie Sénac de Meilhan sur l’île de Ré » précise-t-elle. Ses œuvres font également l’objet d’une exposition permanente à la Galerie Royale de Rochefort. À la fois attachée à ses racines et à sa ville de résidence, son travail est un échange culturel alliant textures et couleurs de son pays à des objets et des coupures de journaux liés à la Rochelle. « Je pratique la peinture à l’acrylique, dans une technique mixte, puisque j’y ajoute des petites choses qui peuvent paraître désuètes mais qui sont chargées d’histoire. Une manière de les garder et de les mettre en valeur » explique le peintre. Dans son tableau « Inséparables », un dyptique pouvant être lu séparément, elle met en scène une collection de fèves qui recouvrent la tenue d’un roi et d’une reine qui s’échangent les deux tours, symboles de la cité rochelaise, comme deux fèves. « J’ai imaginé cette œuvre comme un clin d’œil à la Rochelle mais aussi comme une évocation du couple, de la dualité et de la fusion » ajoute l’artiste. Ses personnages prennent vie dans un univers haut en couleur à la fois ludique et très travaillé où les couleurs chaudes dominent. « Le bleu est un accent dans mon travail alors que le rouge est une dominante. Les couleurs parlent de la personnalité des gens. Le rouge, c’est l’amour, ça dépeint ma forte personnalité et mes racines ». Madalina Dina s’adressent aussi bien aux enfants qu’aux adultes qui ont gardé une âme d’enfant puisque pour elle la maturité c’est conserver une part d’enfance en soi. Ses toiles se dévoilent au public dans le décor minimaliste du café théâtre L’Azile et invitent au voyage et à l’imaginaire à travers des figures mêlant travail de textures et camaïeu de rouges vibrants qui expriment la palette des sentiments.