Mon travail est emprunt de mes souvenirs, du bien-être de mon enfance et de mon attachement à la nature. A ma culture latine aux influences slaves, j’ai composé des rituels, des jeux et des situations que j’ai réinterprétés.
Le rouge est l’une des couleurs dominantes dans mes œuvres. Il s’agit d’un rouge vibrant, flamboyant et varié qui parle de mes émotions et de mes sentiments. Il est aussi synonyme de dynamisme. Chatoyant, il me renvoie, sans doute, à mes racines roumaines.
Aujourd’hui, je travaille aussi une palette nuancée d’une nature environnée d’eau, plus diaphane, lagunaire et verdoyante.
Les supports utilisés sont souvent très divers, marquant le besoin de faire revivre ce qui est méprisé par la société. Tout est ramassé, collecté, conservé, recyclé : papiers usagés, emballages manufacturés, papiers de soie, déchets délaissés, rugueux, sales et déchirés. Ils ont les marques d’une attention qu’on ne leur porte plus. Ces matériaux ont une mémoire qui témoigne du paradoxe entre fragilité et renaissance.
En 2005, je m’installe en France, pays que je porte dans mon cœur depuis l’enfance.